10.12.2009

En plein boulot!

euRi / dit (20:02) :
*faudrait ptete qu'on nourrisse notre poulpe non?
Akif dit (20:03) :
*Ouais ! Mais j'ai plus l'envie d'écrire depuis qques temps...
euRi / dit (20:03) :
*je te comprends, moi aussi c'est poussif de mon côté
*j'ai une constipation litteraire qui veut pas passer!

Akif dit (20:04) :
*Oui moi aussi ! Mais elle est pas littéraire...
euRi / dit (20:06) :
*tu te souviens de l'identifiant et du mot de passe au moins? pas ceux de tes toilettes hein, ceux du blog
Akif dit (20:06) :
*euh... non

 

Ok les gens, on est en plein boulot là, on a plus une minute pour nous tellement on écrit pour ce blog, à en effacer les lettres de nos claviers! Bon... Ok. On a rien foutu, on est des crevures, mais là je vous promets, on va plus se laisser aller à... Ho tiens, un seau de poulet KFC! Bon, heu... On revient! Je vous jure! On arrive de suite... De... Suite...

*Silence*

13.08.2009

Qui contrôle les contrôleurs ?

tseha5.jpg

Foutu premier jour de formation. Je suis carrément empoté avec ce matos. Allez, motivé, motivé, c'est bon ; 1, 2, 1, 2, c'est parti ! Je rentre dans le train dans lequel je vais contrôler des voyageurs toute la journée en compagnie de mon formateur. Un espèce d'abruti buté, antipathique, muet, et chauve de surcroît. Heureusement que le béret cache un peu sa calvitie, le mien aurait plutôt tendance à cacher ma coupe afro. Et je sens déjà les insultes venir de la première classe...

On contrôle qu'il n'y ait plus personne à quai... Ok, on peut fermer les portes. Merde, me voilà enfermé maintenant, jusqu'à la fin de cette journée. Mon formateur me gratifie d'un regard dédaigneux qui veut sûrement dire que je dois le suivre... Alors, attends, je crois qu'on doit d'abord parcourir le train de long en large, pour que les abrut... euh, je veux dire pour que les gens puissent nous avertir s'ils ont pas composté. Ah, bon dieu, qu'est-ce qu'on a la classe avec ces uniformes, j'ai l'impression d'être un flic.

Bin tiens, en parlant de flicards... Les voilà ! Je me demande bien pourquoi ils sont montés. Ils vont demander les petits papiers des basanés ? "Monsieur, papiers s'il vous plaît ! Rien à déclarer ?", mais... C'est à moi qu'ils les demandent ? "Heu, je suis le contrôleur". Et bien visiblement ils ne veulent rien savoir. La journée commence bien, je démarre en trombe en me faisant contrôler, moi le contrôleur ! Et qui c'est qui se tape l'affiche ? Avec un peu de chance, quand j'irai contrôler si personne se planque dans les toilettes, je tomberais sur le petit vieux qui se fait plaisir sur un Voici. Tant qu'à me mettre mal à l'aise, autant y aller jusqu'au bout. Ah... Mon formateur me lance encore un de ces regards glaçants qui veulent dire "Suis-moi gros naze !".

Bordel, je suis pas son toutou. Je fais ça uniquement pour l'argent. Et parce que c'est toujours mieux que l'usine. Vous ne vous en rendez pas compte, mais c'est oppressant. A chaque fois qu'on rentre dans un wagon, on est assailli de regards craintifs ou vindicatifs, ceux qui veulent dire "Oh merde, vite mon billet !" ou encore "Ah putain, encore ces saletés de contrôleurs". Je regarde tout droit. De toute manière, on est bientôt arrivé au bout, on va pouvoir commencer à contrôler, pfou, ça me parait tellement... "MONSIEUR !" Hein ? "Monsieur le contrôleur !" Une vieille qui a besoin de moi. Je jette un oeil à mon formateur. Il me fixe. Ok, j'ai compris, c'est à moi de jouer... Je m'arme d'un sourire bien hypocrite. "Je peux vous aider ?"

"Monsieur le contrôleur, c'est bien le TGV pour Lille ?". Et voilà, fallait que ça tombe sur moi. Le cliché de la vieille dame qui se trompe carrément de train et qui va se retrouver à Marseille, il fallait forcément que ça tombe sur moi. « Ah non madame, vous êtes dans le TER Avignon-Marseille, le TGV était sur le même quai en face! » Ok, je garde mon sang-froid, la vieille dame se met à pleurer en marmonnant des phrases en cambodgien ou en péruvien, j'en sais rien, je capte rien. Mais fait chier, je suis pris de compassion... Et là mon formateur arrive, lui demande son billet, la regarde d'un air condescendant "Desolé madame, mais votre billet n'est pas valide, il va falloir descendre à la prochaine gare !" Ce mecton, il a vraiment un coeur de pierre que je lui ferai bouffer un jour !

Il marmonne quelque chose dans son talkie-walkie maintenant... Les policiers qu'on a vu tout à l'heure vont sûrement s'occuper d'elle. Et en un regard, il me fait comprendre qu'on commence à contrôler. Et merde, nous voilà dans le vif du sujet ; je vais à l'extrémité du wagon, d'un air un peu gauche, avec tout ce matos qui m'encombre. Et, comme on m'a appris, je fais signaler ma présence aux voyageurs, d'un air aimable : "Bonjour, contrôle des pièces d'identités !" Hein ? Ah merde... Mais..? Qu'est-ce que je raconte ?! Les gens me regardent bizarre, plus loin des jeunes se marrent déjà. "Je voulais dire contrôle des billets !" Ah putain le con, se faire remarquer comme ça dès le début. C'est à cause de ces enculés de keufs !

J'avance jusqu'au premier voyageur, au même moment le train tangue de gauche à droite, je me ramasse comme une loque ; mais si seulement il n'y avait eu que ça. Il fallait bien sur qu'un tocard ait mis son sac un peu trop au bord des étagères, que je passe pile au moment ou le train bouge violemment, et que le sac décide de tomber pile à ce moment là. Je crois que niveau crédibilité, dans ce wagon, c'est mort. Ho pis merde, qui va vérifier que j'ai bien contrôlé les billets de ce wagon exactement ? Tant pis, je déguerpille. Je me sens pas la force d'affronter leurs regards... Ah, merde, l'arrêt suivant, fallait que je l'annonce celui-là ! Bon bin c'est raté pour cette fois... Hey, elle est pas mal la fille qui arrive en face. Je vais la jouer stylé, et je vais ouvrir les toilettes pour contrôler, ça le fera... Et merde ! Le voilà le petit vieux avec son Voici !! Putain de clichés !!!

"Euh... Excusez moi, je suis désolé !" dis-je en refermant la porte violemment. Qu'est-ce que je viens de faire là ? La fille me croise en me regardant d'un air étrange. "Vous voulez me contrôler ?" sussure-t-elle du bout de la bouche. Wow... Je suis tout étourdi là : "Euh... Oui, je... S'il vous plaît, merci..." Elle sort son billet, me le tend. Ah, tiens ? Il a été composté ya plus d'un mois. Ok... Je lui rends... Euh attends mais ! "Attendez ! Vous n'êtes pas en règle là !" Elle sourit. "On peut s'arranger, non..?" Elle griffonne quelque chose sur son billet périmé. "Ne me fais pas trop attendre..." Et elle s'en va. Je ne la retiens pas, trop occupé à fixer son joli fessier, se balançant de gauche à droite... "A votre âge, j'aurais pas hésité à l'emmener dans un petit coin tranquille !" C'est le petit vieux, en bon pervers, qui avait suivi toute la scène.

Deux arrêts plus tard, et après avoir fini de contrôler, je rejoins la jeune fille au popotin appétissant ! Arrivé devant les toilettes, mon formateur arrive dans l'autre sens, face à moi. Et merde, qu'est-ce que je fais, j'entre ou pas ? Arrivé à ma hauteur, il me parle pour la première fois : "T'as contrôlé les toilettes ?" N... O... Heu... Oui! "Y'a quelqu'un ou y'a personne ?" Enervé de mes réponses, il ouvre violemment la porte et la referme dans un fracas qui a fait sursauter l'ensemble des wagons avant et après les toilettes. Personne... Pas de fille dans le wagon. Elle s'est complètement foutue de ma gueule ! La prochaine gamine que je contrôle va manger dans les dents pour elle !

Je continue ma besogne, sur les nerfs. Comment est-ce que j'ai pu me faire avoir, comme... comme un débutant ? Et merde, j'en suis un bordel. Ah tiens, la première classe ; on va rire tiens. J'entre dans le wagon, d'un air jovial : "Bonjouw à tous, contwole des billets missié dames" Les quelques passagers me regardent d'un air ébahi. Alors, bande de bourgeois, ça vous étonne cet élan d'exotisme ? Ils sont tous habillés en costume, cravate, tailleur, avec leurs malettes et leurs téléphones dernier cri, bande d'enculés... Pendant un contrôle, l'un des passagers me fixe dans les yeux. Déjà à cran, c'est plus qu'il ne m'en fallait. J'ouvre les hostilités :

- Excusez-moi monsieur, il y a un problème peut-être ?
- Non... Rien du tout.
- Pourtant vous me fixez depuis tout à l'heure.
- Ecoutez, puisque je vous dis qu'il n'y a rien.
- Comment ça rien ? Espèce de raciste !
- Pardon..?
- Ouais, sale facho, tu crois que j'ai pas capté ton petit jeu ? Ca marche pas l'intimidation avec moi !
- Il y a malentendu, je ne suis pas...

Oups, je crois que j'ai crié un peu trop fort ; entre dans le wagon mon formateur.

- Quelque chose ne va pas monsieur? Mon apprenti vous cause souci?
- Écoutez, controlez-moi, et laissez-moi travailler tranquillement. J'ai choisi la première classe pour ça !

Mon formateur l'a contrôlé, puis a attrapé mon bras et m'a sorti du wagon sans dire mot. Arrivés vers les toilettes, il a sorti son téléphone portable, a appelé nos supérieurs, et j'ai été licencié sur le champ. Après avoir raccroché, il m'a simplement sorti "Votre billet monsieur !" Mais... Je... "Vous n'avez pas de billet ? Je me vois contraint de vous mettre une amende et de vous demander de sortir au prochain arrêt !" Mais... "Voilà, bonne journée monsieur".

Et je suis resté là comme un con. Bordel, ils ont le droit de faire ça ?? Est-ce que seulement ils ont le droit ?? Je crois pas ! Je suis resté assis les yeux dans le vague quand mon formateur est passé devant moi, un sourire narquois, et m'a dit "Hey Bamboula, faut pas wester là, t'as pwas de bouillet, ici c'est France, c'est pas Afwique, ça mawche pas cwomme chez toi !" Et il est reparti dans un éclat de rire que j'ai eu envie de lui faire avaler à l'aide de la cuvette des toilettes...

11.08.2009

We are the World.

Bonjour à tous ! Portos et Aramis sont dans un bateau. Casimir tombe à l'eau. Qui reste-t-il ?? Akiff et euRi evidemment.

Le but du blog, est de montrer au monde entier nos incroyables talents d'ecrivains, et que aussi Akiff, il est génial. C'est aussi de devenir riches, célèbres, avec un harem de filles pour Akiff, et de filles et de garçons pour euRi. Et de seaux de poulets KFC aussi. On veut aussi avoir beaucoup d'argent. Mais ça, c'est politiquement incorrect de le dire, alors on le dira pas !

Qui sommes nous en vrai? Alors, Akiff, c'est une tapette de 23 ans, qui vit dans un endroit paumé, qui vaut pas le coup qu'on le dise. Il est surtout là pour profiter de mon... du talent d'euRi pour l'écriture pour arriver à ses fins.

EuRi, c'est une salope de 23 ans qui déchire son slip, parce qu'elle a loupé la phase d'apprentissage de se retenir de faire caca quand elle était gamine. Elle a aussi loupé le passage à l'école, donc si certaines notes vous paraissent incompréhensibles, vous savez à qui vous adresser (suivez mon regard). Elle a un talent exceptionnel pour l'écriture et l'humanisme (ceci est un exemple de ce que je viens de dire).

Quelle est la raison de cette union littéraire ? Il y a certes plusieurs versions de la chose, mais pour n'en citer qu'une seule, je dirais que dans un élan de générosité absolue, Akiff a décidé d'aider une clocharde qu'il a receuilli dans les rues mal famées d'une ville quelconque (Les Avenières). Après lui avoir appris à lire et à écrire, la jeune euRi (qui n'avait malheureusement toujours pas compris que la majuscule se place en début de phrase) a proposé un projet d'écriture commune, ayant pitié de l'absence de talent d'Akiff. Mais c'est aussi parce que si un jour on se fait éditer, on gagnera encore plus d'argent, parce qu'on fera des forfaits pour pouvoir nous interviewer tous les deux en même temps. Sans oublier que manger au KFC tout seul, c'est la honte. En fait, y'a beaucoup de raisons à ça.

Et puis c'est aussi parce-qu'euRi aime beaucoup l'écriture d'Akiff (ahah, non, c'est pas vrai, quand même pas!) et que Akiff aime beaucoup l'écriture d'euRi. (Même que des fois, il est tenté de la plagzefazervfzrv  --- d'aller à la plage.)

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